Maman, boulot, dodo

Dans ma vie de Maman, je prends un plaisir immense à voir mes pimprenelles grandir. De mon enfance, j’ai gardé très peu de souvenirs du quotidien avec Maman Chérie. Elle nous a élevé seule et travaillait comme une dingue. Nous étions infiniment aimés avec mon frère mais ce sont nos jeunes filles au pair qui veillaient à notre bien être au quotidien. Il était très clair qu’en devenant maman, je ne souhaitais pas passer à côté de ces instants précieux. Camille fêtera dans un mois ses 9 ans, Jeanne fera bientôt ses premiers pas. Je m’émerveille un peu plus chaque jour de la chance d’avoir cette famille simple et authentique. Rien d’exceptionnel mais le bonheur d’être ensemble et en bonne santé.

Pour autant, je suis loin d’être une maman parfaite mais j’aime à croire que je fais de mon mieux.  Comme tant d’autres femmes, je gére la logistique de la maison (courses, ménage, administratif), jongle 12 heures par jour entre mes différentes casquettes de wedding-planner-blogueuse-gérante-d-entreprise, m’occupe du ouin-ouin assoiffé d’attentions, gère les activités du Mercredi et suis postée dès 16h devant l’école de mon aînée (toujours avec ouin-ouin sous le bras). Goûter, mails, devoirs, mails, bain, miam… dodo ! Si je porte un regard égoïste sur cette vie bien remplie, le meilleur moment de la journée est celui où j’arrive à me lover dans mon canapé et où je sombre d’épuisement devant la série du Mercredi.

Est-ce mal de penser ça ? Devenir mère passe t-il nécessairement par tout sacrifice de soi. En parlant avec mes amies mamans, je me rends bien compte que « se plaindre » non pas d’être mère mais de courir dans tous les sens, d’avoir la sensation de ne jamais se poser et de devoir répéter sans cesse la même rengaine, est source de culpabilité. Oui, nous avons la chance d’être maman, d’avoir des enfants en bonne santé, un mari aimant et une vie légère. Pour autant, oui cela m’arrive de craquer d’épuisement. D’avoir envie de partir sur une île déserte pour poser le cerveau, juste pour quelques jours. Car le manque nous rattrape toutes. À chaque déplacement sur un  mariage, je rentre chez moi le Dimanche avec la seule envie de bisouiller mes amours et de prendre ma dose de câlins.

Alors non, je ne culpabiliserai pas. Je les aime au-delà des mots mais il m’arrive parfois d’être à bout de souffle. Quand je sens cette vague me submerger, je débranche et prends une heure pour faire le vide et me chouchouter. Soixante minutes rien qu’à moi pour mieux repartir. Et si certaines journées sont dingues, j’apprécie d’autant plus ces petites coupures où super-maman redevient juste Clémentine.

Et vous les filles, c’est quoi votre recette de wonder-mummy ?

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8 Comments

  1. Répondre

    Cynthia

    26 juin 2015

    C’est bien d’avoir le recul pour mieux se rendre compte de tout ça …
    Pour ma part, je n’ai pas encore trouvé la recette… La seule que je vois et qui est celle qu’on s’applique c’est un papa qui s’implique autant qu’il peut et un entourage proche présent. A moi seule, à ce jour je ne me sens pas capable de grand chose et pourtant que n’ai qu’une ouin ouin de 7 mois …

    Je pense que le bonheur des enfants passe par le bien être des parents, on s’y attèle donc 😉

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    Marie

    26 juin 2015

    Il est bon de lire ce billet, j’ai deux loulous de bientôt 3 ans et bientôt 2 ans, la course est notre quotidien. Alors quand je les fait garder parce que envie d’un resto entre nanas, envie d’une coupure avec mon chéri, Je culpabilise systématiquement mais il est bon de les retrouver ! Par ces temps où les reseaux sociaux affiche que les bonheurs de mamans, on se dit, mais il n’y a que moi qui fait ça? Eh oui, on cache nos zones d’ombres mais nous ne sommes pas parfaites, pour le bonheur de nos enfants !!
    Merci à toi pour ce blog, emplie de joie et de douceur!

    Marie

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    erment

    26 juin 2015

    Mes parenthèses enchantées sont nombreuses: Un trajet de voiture maison travail où j écoute radio jazz, une tasse de thé chaud au jasmin que j arrive a boire entière, le barbecue qui crépite accompagné du rire de mes amis, le footing et la reprise du travail après deux ans de congé parental. Et le bonheur ultime qui me fait relativiser la fatigue c est d entendre mes deux petits garçons rire a gorges déployés… Très joli article. Difficile de conjuguer toutes les identités qui nous rendent femme!!!

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    Marielle

    26 juin 2015

    Je ne sais pas pourquoi cette impression de toujours « courir » est typiquement féminine… Peut-être parce qu’on s’en demande trop ? Ne rien faire, juste traîner et prendre le temps en ville, seule, se balader en pleine nature, voir autre chose (expo, spectacle) ça ressource et apaise. Je ne dis pas que ça suffit, mais c’est ma petite parenthèse, de temps en temps. Contente de vous lire !

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    Anne-Gaëlle

    26 juin 2015

    Chère Clémentine,
    Au travers de ton article, chaque maman peut se reconnaître et je n’ai pas échappé à tes filets 😉 ça fait du bien d’entendre des expériences similaires aux nôtres et pourtant, nous avons toujours l’impression d’êtres seules face au monde.
    À la naissance de Tiphaine, la vie était en rose fushia. Belle, joyeuse, inespérée… Elle est devenue rose pale à la naissance de notre Jeanne lors de la découverte de ses maux, de ses absences et de son univers si particulier dans lequel seul les gens qui l’aiment ont la clé ou espèrent très fort pouvoir un jour la détenir…
    Nous avons fait le choix malgré les difficultés d’avoir notre petit Victor aussi… 3 enfants en 3 ans, des rendez-vous chez tous les spécialistes plusieurs fois par semaine, une entreprise à gérer, une maison à tenir, une famille lointaine…
    Pour moi, c’est plus souvent « maman, boulot, hopital, dodo ».
    Pour autant, oui, je suis heureuse.
    Parce que nous avons un toit, parce-que malgré la tristesse et l’angoisse, nous aimons et sommes aimés inconditionnellement de nos enfants, parce-que chacun de leurs sourires nous rappelle combien nous avons de la chance finalement. Il y a tant de femmes qui n’arrivent pas à avoir d’enfants, ou qui connaissent une perte à la naissance…
    Ma façon à moi de ne pas culpabiliser c’est de m’en rappeler tous les jours.
    Tout se passera bien…
    Vivons l’instant sans retenue, de toutes nos forces et toujours avec amour et espoir !
    Oui, tout se passera bien…

    • Répondre

      Clémentine

      26 juin 2015

      Chère Anne-Gaëlle,

      Merci pour ce témoignage bouleversant de sincérité. Tu as tellement raison !
      Tout va très bien et nous avons une chance infinie <3
      Clémentine

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    Christine

    26 juin 2015

    oui on culpabilise vite… C’est qu’on est exigeantes avec nous-même! On voudrait être toutes les femmes en même temps 🙂
    Ma solution à moi est de laisser ma poupette chez la nounou ou chez ma mère, juste pour avoir de temps en temps un matin tranquille et calme, ou une heure pour traîner, faire une sieste… et j’ai aussi pris le parti de ne pas culpabiliser. La vie est trop courte et nos enfants ont besoin de nous en bonne forme et épanouies!
    et hop on est à nouveau en manque du trésor…
    La maternité n’est pas facile tous les jours mais après une opération à l’utérus, c’est ma plus grande expérience et ma plus belle chance… Ces sourires sont des bijoux et j’ai la chance de pouvoir les partager avec son père que j’aime. Je vais l’épouser le 4 juillet. What esle?

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    Anny

    3 juillet 2015

    Personnellement, je ne suis pas encore maman, mais je ne pense pas que les mères devraient se sentir coupable de se plaindre. Élever un enfant comporte beaucoup de sacrifice et de restrictions, ça chamboule toute une vie… Ma mère, elle, nous laissait, mes sœurs et moi, chez ma tante une fois chaque semaine et rencontrait ses copines. Cela convenait parfaitement à tout le monde. Je pense qu’il faut savoir lever le pied et se faire plaisir de temps en temps.

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