Audrey Fitzjohn, Maman Expat’ en Nouvelle-Zélande

Maman de Charles, 4 ans et demi, et enceinte d’une petite fille à venir, Audrey Fitzjohn est une touche à tout créative, passionnée par les jolies choses. Styliste, photographe et Auteure, c’est en Nouvelle-Zélande qu’elle s’est expatriée avec son mari Elliot. Un changement de vie radical pour cette parisienne née à Saint-Germain en Laye.

Avec l’arrivée de leur petit Charles, la vie Kiwi est devenue une évidence. Là-bas, elle a trouvé son équilibre de maman, d’épouse et d’entrepreneur. Avec ses mots et ses images, elle nous raconte sa vie de Maman imparfaite. Un récit tendre, authentique et sincère. Merci chère Audrey de nous ouvrir ton coeur de maman…

« L’école ne commence qu’à 5 ans en Nouvelle Zélande, alors en attendant Charles va au kindy trois petites journées par semaine. Nos matins sont donc encore assez simples et plutôt en douceur, nous partageons notre petit déjeuner tranquillement, dans le jardin s’il fait beau. J’ai du hériter d’un des enfants les plus faciles car je dois reconnaître que c’est rarement la crise le matin, pas de bataille pour choisir comment s’habiller, pas de trainage de pieds,…

Le kindy est à deux minutes de la maison, j’aime notre petit câlin d’au revoir au moment de partir, un moment furtif pleinement savouré car les câlins sont distillés au compte goutte avec ce petit!

Mes journées sont donc soit passées avec Charles soit consacrées au travail, un rythme qui n’est pas facile tous les jours quand on est à son compte. J’essaie d’être très organisée et de tout condenser sur trois jours mais ça déborde souvent sur les soirs et parfois les weekends. C’est malgré tout mon choix, les premières années d’un enfant passent vite et je préfère leur donner la priorité, tout en gardant un pied sur le chemin de la carrière qui me passionne pour pouvoir m’y consacrer pleinement plus tard.

Crédit Photo – Audrey Fitzjohn

Le début de la maternité a pour moi été un parcours semé d’embuches et la sérénité que je ressens dans ce rôle aujourd’hui je la dois entièrement à mon fils, tout ce temps ensemble c’est donc presque ma façon de le remercier.

Ma première grossesse est arrivée sans aucun souci mais a mis en lumière de vieux démons qui ont teinté ces neufs mois. L’anorexie dissimulée dont je souffrais à cette époque a pris le dessus pendant cette période où j’ai du apprendre à me soustraire à mes pulsions et accepter de laisser le corps médical cadrer ma grossesse.

Des premiers pas sur le chemin de la maternité un peu compliqués, un petit bébé difficile qui souffrait d’un reflux sévère mais pour moi le déclic avait eu lieu. Dès notre rencontre lors de sa naissance, du moment où j’ai déposé mon regard sur mon fils je l’ai “reconnu”, c’est un drôle de sentiment qui m’a envahie à ce moment là mais je savais que cet enfant m’avait été destiné depuis toujours, ça avait toujours été lui. Je me devais d’être là pour mon bébé et en bonne santé.

Au fil des mois j’ai pris confiance en la maman que je devenais grâce à lui, petit être aimant et éternellement patient face à mes erreurs et mes doutes. Notre relation est extrêmement complice, je suis à la fois très mère poule et pourtant aussi assez stricte.

Je crois qu’en un sens la maternité est un immense saut dans l’inconnu avec tous ses bagages et son passé pour se retrouver face à un petit être avec l’amour pour seul langage commun.

Crédit Photo – Audrey Fitzjohn

Charles, presque 4 ans 1/2, est un enfant très sensible tout en étant solide et droit dans ses baskets. Il tient de son papa une grande gentillesse et tendresse de cœur, de moi un certain sarcasme et humour face à la vie! J’aime tellement sa joie et sa curiosité, il est toujours partant pour tout. Il aime aller au musée, faire des gâteaux, aller au café du coin, danser avec moi, bricoler avec son père, être avec ses copains, écouter du rap et dessiner des arcs en ciel. Nous avons beaucoup de similarités tous les deux, je le comprends donc très rapidement et nous sentons mutuellement quand quelque chose cloche pour l’autre. Du coup il en découle parfois aussi des prises de bec!

Crédit Photo – Audrey Fitzjohn

Déjà 6 mois de cette deuxième grossesse et je réalise tout le chemin parcouru depuis la première fois. J’aime voir mon ventre s’arrondir, je suis calme et apaisée, cette grossesse est un bonheur total. C’est un bébé que nous avons désiré très longtemps, je savoure chaque jour qui passe, chaque mouvement et toutes les joies qui accompagnent la préparation à l’arrivée d’un nouveau membre dans une famille. Ce sont pour moi des moments réparateurs à de nombreux niveaux. Les enfants ont beaucoup à nous apprendre (même avant leur naissance!), il suffit juste de garder l’esprit ouvert et d’être prêt à évoluer.

Mon rôle de maman m’a appris tant de choses! Il m’a avant tout permis de connaître l’amour inconditionnel et complètement fou qui peut nous lier à un autre être humain. Un enfant arrive au monde dans l’innocence la plus totale, notre influence en tant que parents est donc énorme. Personnellement, je prends comme une de mes plus grandes responsabilités le fait d’accompagner mes enfants afin de les voir s’accomplir et se révéler, devenir qui ils sont vraiment, et grandir en des êtres humains heureux, humbles, sincères et respectueux.

Bref, être maman c’est faire du mieux que l’on peut avec beaucoup d’amour. »


Audrey Fitzjohn

Photographe + Styliste + Auteure

Son blog – www.audreyfitzjohn.com
Son instagram – @audreyfitzjohn


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