Petit Bec, Olive maman poule de 3 bambins

Dans son univers délicieusement rétro, Olive nous accueille avec toute la gentillesse qui la caractérise. Maman poule de 3 joyeux bambins, cette super maman est aussi la créatrice de la marque de vêtements pour bébés, Petit Bec.

Inspirée par ses souvenirs d’enfant sur la plage de l’île de Ré et sa vie de maman, Olive crée sa marque fin 2015. À cette même période je lance la première édition de KIDS etc à Aix-en-Provence. Un an plus tard, c’est à Paris que nous nous retrouvons pour la première édition parisienne de KIDS ETC. C’est à ce moment-là que nous réalisons qu’il ne s’agit pas de notre première rencontre. De nos années collège dans les Hauts-de-Seine, je retrouve ce visage familier. La vie réserve de bien jolies surprises…

Coup de coeur pour la marque mais aussi pour cette femme incroyable qui nous embarque avec elle dans son petit monde aux notes joyeuses, sincères et authentiques. Merci Olive pour ce joli partage de Maman !

Parle nous de ton quotidien de maman

Mon quotidien de maman a beaucoup évolué depuis quatre ans… Aujourd’hui, je partage mon temps entre mon entreprise Petit Bec et mes enfants dont je m’occupe à plein temps.

Dès que je ferme la porte de mon bureau, je vais chercher mes enfants à l’école, je leur demande comment s’est passé leur journée, nous débriefons rapidement et débutent ce que j’appelle les 12 travaux d’Olive : Les devoirs, les bains, les repas etc… Cet espacetemps n’est pas aussi enviable que ce j’avais en tête lorsque je ne le prenais pas en charge. Les enfants sont fatigués, et peu enclins à coopérer, et cela finit souvent en réprimandes de tous les côtés.

Après un hiver long et pluvieux, j’ai décidé de supprimer tous les écrans de notre vie quotidienne la semaine, car les enfants étaient trop addicts et c’était un réflexe dès qu’ils avaient un peu de temps devant eux. J’ai eu l’occasion de tester une détox totale pendant nos vacances à l’île de ré, et les enfants n’ont jamais autant joué ensemble, ils étaient heureux tout simplement de s’inventer mille histoires à vivre à trois, même mon petit de 3 ans était intégré parfaitement.

Depuis quelques mois, j’essaie de leur consacrer un tête à tête de temps en temps car mes enfants ont tous un tempérament très fort et ne se laissent pas facilement la parole lorsqu’ils sont ensemble. Comme mes aînés sont plus grands maintenant, ces momentslà sont précieux, nos échanges sont riches et vraiment agréables. Dans une vie rêvée, j’aurais souhaité les prendre chacun à leur tour pour le déjeuner la semaine mais je n’arrive pas à tout cumuler ces derniers mois, l’équilibre n’est pas si simple à trouver.

Petit Bec

Quelle est ta vision de la maternité ?

C’est une question à laquelle je ne suis pas sûre de bien répondre… Je dirais que la maternité, c’est de l’ordre de l’instinct et que c’est une expérience extrêmement personnelle. On arrive dans son rôle de maman avec une valise, et on choisit ce que l’on souhaite transmettre ou mettre de côté, selon ce que l’on a bien ou mal vécu en tant qu’enfant.

Ma fille me dit souvent lorsqu’elle n’est pas contente de ma réponse à sa demande « quand je serai maman, je… », et invariablement je lui réponds que nous ne savons pas quelle mère nous serons avant de l’être et que l’on verra ce qu’elle fera à ce momentlà…

Je pense que nous évoluons avec nos enfants, c’est eux qui nous questionnent individuellement et qui nous façonnent. Donc il y a autant de mère qu’il y a d’enfant différent. Et peut-être même que l’on peut être une maman différente selon ses enfants tout en les aimant tous d’un même amour.

Petit Bec

Tes enfants

Mes enfants sont tous dotés d’une sacré personnalité…

L’aîné a 9 ans et demi, ultra intelligent mais aussi ultra sensible, et ultra sensoriel, il est très en demande et est assailli par énormément d’émotions qu’il ne sait pas toujours bien gérer. Ce n’est pas facile de l’accompagner car on se sent bien souvent démuni par rapport à ses besoins, nous avons toujours l’impression de faire trop ou pas assez, de ne pas savoir où mettre le curseur, mais c’est un immense bonheur pour nous de l’avoir comme garçon. Il nous fait beaucoup grandir en tant que parent.

Ma fille a 7 ans et demi, elle s’est construite en miroir de son frère, elle est super forte et ne se laisse pas dompter. Elle est très proche de la petite fille que j’étais, et le jour où j’ai réalisé cela, j’ai compris comment je devais m’y prendre avec elle.

Elle m’amuse chaque jour un peu plus, elle a une répartie de tous les diables et nous sommes, son papa et moi, souvent la cible de ses mots bien sentis. A 4 ans, fâchée contre moi, elle m’avait toisée du regard et dit « tu sais, maman, tu ne seras pas toujours jolie… Un jour, tu seras vieille, et moi je serai jeune et jolie ».

Mon dernier est un garçon de 3 ans et demi. Il est tellement bien dans ses baskets, il est charmeur, séducteur et très calin… L’avantage certainement d’être le troisième est qu’on le regarde grandir avec plus de recul et moins « d’a priori de parent ». Il est donc libre d’être juste lui, ce qui est une grande chance. C’est le clown de ses frère et sœur.

Petit Bec

Qu’est ce qui a changé depuis que tu es maman ?

Je ne suis pas certaine d’avoir tant changé depuis que je suis maman, c’est, peutêtre, d’ailleurs un problème ! J’ai parfois l’impression d’être une ado qui a eu des enfants…

Trève de plaisanterie, je dirais assez classiquement que la vie prend un autre sens, que l’on ne vit plus que pour soi mais pour cette famille qui est notre trésor le plus précieux. Les décisions que l’on prend n’engagent plus que nous, et dans une certaine mesure, il devient difficile d’être insouciant, surtout lorsqu’on est d’un naturel hyper angoissé. Il faut savoir s’extraire de cela pour vivre un peu plus au jour le jour mais c’est un sacré challenge.

Petit Bec

Qu’as-tu appris de ton rôle de maman ?

Lorsque j’étais enceinte, j’étais totalement épanouie, et heureuse, mais aussi très angoissée. Quand mon premier bébé est venu au monde, je me suis sentie parfaitement à ma place, je n’ai eu aucune crainte, aucune appréhension par rapport à mon bébé, j’étais, en un mot, sereine.

J’ai eu la chance d’avoir trois bébés très faciles, qui dormaient bien et n’avaient aucun problème. Mon aîné a fait sa première nuit à la maternité, ma fille deux jours après le retour à la maison et mon dernier à 15 jours… J’ai donc toujours été super zen et les premiers mois étaient de vrais cocons de douceur et de béatitude. Je n’écoutais que moi et mon ressenti par rapport à mon bébé.

Puis, au début des apprentissages et de l’éducation, comme à la naissance, j’ai été assaillie de conseils et de mises en garde, et je crois que, à ce moment-là, je ne me suis pas assez écoutée, je me suis laissée trop envahir par tout ce que l’on me disait ou ce que je lisais. Aujourd’hui, j’ai le sentiment que quoi que l’on fasse, on se trompe. On fait preuve de trop d’autorité ou trop de laxisme, et « attention, car cela a tellement de répercussions sur la vie future de son enfant ». Horrible…

Bref, j’ai longtemps navigué entre deux eaux, et les enfants sentaient qu’il y avait une brèche dans laquelle ils pouvaient s’infiltrer. Mon leitmotiv maintenant c’est d’être juste extrêmement cohérente dans mon éducation. Je connais parfaitement mes enfants, et je sais mieux que personne ce qui est bon pour eux. Avec leur papa, nous sommes fermes sur ce qui est important à nos yeux et sur les valeurs que nous souhaitons leur transmettre et le reste n’est pas important. On leur répète toute la journée qu’on les aime, qu’on est là pour eux, et je crois que, dans leur construction, c’est tout ce qui compte au final.

Bref, Maman c’est une sacrément belle aventure…


Olivia Belanger
Créatrice de la marque Petit Bec

Son site – www.petitbec.com
Son instagram – @petitbecbyolive


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